VIDEO : LIARS – WIXIW

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VIDEO : JONNY PIERCE – I DIDN’T REALISE

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Capture d’écran 2012-12-19 à 13.54.37

C’était avant les trans, il y a 3 semaines, Jonny Pierce révélait le morceau I didn’t realise sur un facebook et un site spécialement créés pour l’occasion. Si le morceau se révèle enthousiasmant, c’est aussi l’annonce d’une pause à durée indéterminée pour The Drums que j’affectionne depuis leurs débuts en 2008 –souvenir de vacances estivales au son de Let’s Go Surfing…– En effet, le lead sing du groupe californien annonce une sortie d’album début 2013.

Dans ce morceau, Jonny explique donc qu’il « ne s’était pas rendu compte » et parle de quelqu’un qui lui a coupé le coeur puis la tête (façon de parler). On pense forcément à The Drums tant la voix de Jonny est singulière, mais musicalement ça diffère. Peu ou prou de guitares. Et des petits bruitages electros. Le clip est plutôt marrant, on dirait un gamin qui ne tient pas en place, s’accrochant à tout ce qu’il peut. Jonny semble emprisonné dans cette petite allée, jouant au culbuto contre les murs quand il ne se frotte pas la tête sur les briques.

Sinon, une sympathique version alternative sous forme de remix/mashup nous est offerte pas Rolling Stone. Avec des morceaux de UB40, Part Time et Alle Norton dedans. En écoute et téléchargement ici : I Didn’t Realise Mix.

Et puis il y a cette photo…Jonny Pierce

ANNONCE : THE KNIFE – SHAKING THE HABITUAL

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The Knife

La bonne nouvelle est tombée il ya quelques jours, le duo The Knife sera de retour en 2013. Après la participation de The Knife (avec entre autres Planningtorock) à l’opéra danois d’Hotel Pro Forma basé sur De l’Origine des Espèces de Charles Darwin (et qui donna la version album-studio expérimentale Tomorrow, in a Year) et son excitant projet solo –naïf et inquiétant à la fois– Fever Ray, Karin Elisabeth Dreijer Andersson retrouve son frère Olof.

Les suédois annoncent sur leur site un album qui s’intitulera Shaking the Habitual (une traduction grossière donnerait Secouant l’habituel) en postant un teaser vidéo à la fois mystérieux et étrange (ce qui est habituel pour le duo pour le coup…). Si The Knife influence nombre de compositions actuelles, cela fait 7 ans qu’il n’a pas sorti d’album en son nom. Une participation de Shannon Funchess de Light Asylum (dont j’avais parlé ici) est annoncée. L’album sortira le 08 avril sur le label Mute.

L’annonce qui accompagne la vidéo : « Music can be so meaningless. We had to find lust. We asked our friends and lovers to help us » (« La musique peut être si vide de sens. Nous avons dû trouver l’envie. Nous avons demandé à nos amis et amants de nous aider »). Ceci explique peut-être le long silence autour du projet The Knife, et l’annonce d’éventuelles autres collaborations sur ce 5ème album.

Le site de The knife c’est ici et le facebook c’est .

Dernière chose : LE MOTEL BLOG reprend du service.

A MIDSUMMER NIGHT’S DREAM

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Après Hamlet et Richard III, c’est par Le Songe d’une Nuit d’Eté que la compagnie L’Unijambiste conclue sa trilogie mariant Shakespeare et les arts numériques. David Gauchard et sa mise en scène dépoussièrent le texte du XVIème pour en faire une comédie rafraichissante, populaire et décomplexée. L’interprétation juste, les nombreuses trouvailles savantes et la musique, omniprésente, invitent effectivement le spectateur à l’émerveillement…

Le metteur en scène a choisi de confier les rennes à Robert le Magnifique (3 albums solos, Psykick Lyrikah, ciné-concert They Live, We Sleep…) qui n’en est pas à son coup d’essai au sein de la compagnie. Pour notre plus grand plaisir, celui-ci invite la douce Laëtitia Shériff (Laetitia Shériff Solo, Trunks, ciné-concert Sa majesté des mouches) aux voix et Thomas Poli (musicien/producteur/arrangeur touche-à-tout membre de Montgomery, collaborations avec Dominique A et Yann Tiersen entre autres) aux arrangements. Cela donne l’accompagnement musical de la pièce mais également un album –A Midsummer Night’s Dream édité par le label Idwet (et disponible à l’achat ici).

J’ai rencontré les trois musiciens au moment de la sortie de l’album. Morceaux choisis d’un entretien au long cours : une histoire de potes où il est question de musique et de théâtre mais aussi de rencontres, de manettes et autres « softs »…

Comment David Gauchard vous a-t-il parlé de son spectacle ?

Robert Le Magnifique : Je travaille avec lui depuis 2002. On se connaît bien maintenant, on est passés à un stade qui me plait : il me fait confiance. Y’avait des morceaux que j’avais en stock, qui l’intéressaient. On va dire que, les 2 tiers de l’album étaient déjà composés. On était ric-rac au niveau du temps, on s’est dit : « on chope une équipe ». Et ils se sont pas mal démerdés ! J’avais déjà bossé avec Laetitia et Thomas, on s’était super bien éclatés sur le morceau Where Is My Mind (reprise des Pixies). Je me suis dit Bingo. En utilisant leur talent, on va réussir à faire un truc rapidement.

Laëtitia Shériff : Thomas et moi avons déjà bossé sur un album de Franck. Il m’a demandé à moi de faire des voix et à Thomas de faire des grattes. Après ça a été la reprise de Where Is My Mind.

Ca n’est pas non plus votre première collaboration avec l’Unijambiste….

LS : J’ai bossé sur une adaptation d’Hedda Gabler d’Henrik Ibsen en 2006. J’étais seule au départ pour composer la musique, ensuite il y a eu François Jeanneau qui jouait également dans la pièce. Je jouais cette musique live avec les comédiens. Il y a eu 3 représentations uniques. La compagnie travaille souvent avec des musiciens et il y a plusieurs disques qui ont été réalisés soit après les représentations soit avant. J’ai proposé à David de l’enregistrer, du coup avec Thomas Poli aux manettes et François Jeanneau. Thomas a aussi fait de l’arrangement. [ ]

RLM : Il a de superbes manettes !

C’est un spectacle dans lequel la musique est très présente. Pour un travail comme celui-là on part d’une commande ? On se base sur le texte ?

RLM : Tout est un peu lié. Avec David on se voit d’abord, on discute de l’ambiance générale de la pièce, on fait une première lecture. Ca va nous filer des idées, quand on fait les morceaux avant la pièce. Ca traduit une ambiance et cette ambiance influence à son tour David dans sa mise en scène.

LS : Y’a pas tellement de règles…

RLM : C’est dans ce sens là puis dans l’autre.

LS : On se renouvelle tous et David se renouvelle aussi comme ça à chaque fois.

RLM : Ce qui est drôle, c’est par exemple pour Hamlet, là où l’on croit composer un album comme pour Le Songe, on avait composé l’album vert [ ] avant la pièce et l’on s’est rendus compte –c’est la première fois que l’on travaillait comme ça– qu’il y avait plein de morceaux qui n’allaient pas, ça ne collait pas dans le spectacle. On a été obligés de recomposer d’autres morceaux, de réadapter plein de choses, ce qui a donné le deuxième album.

J’ai vraiment apprécié la musique dans le spectacle lors de la représentation… Ca ne fait pas non plus bande-son. On peut écouter la musique à part, l’album et ses morceaux ont une vie à part entière.

LS : Même sans l’image…

Thomas Poli : C’est pour ça aussi qu’on a pris la musique du spectacle pour en faire un disque. C’est un peu différent de la musique du spectacle en fait. Ce sont les mêmes thèmes, les mêmes sons mais ça n’est pas mis en forme de la même manière. Quand on s’est retrouvés tous les trois, l’idée était plus de faire un album, un vrai disque, inspiré de la musique du spectacle et ça a marché dans l’autres sens aussi. Du coup, certains morceaux qui sont nés pour le disque sont utilisés tels quels dans Le Songe d’une Nuit d’Eté.

RLM : On s’est toujours dit ça avec David. On ne voulait pas faire une simple captation avec du texte, pas le truc chiant du théâtre. On est tous d’accord avec ça. Faut que le disque puisse vivre tout seul et qu’à aucun moment on se dise « c’est de la musique pour du théâtre ».

Robert, pour ce projet tu travailles en famille. Après huit ans, est-ce que tu arrives à te renouveller ?

LS (à Robert) : Tu peux te poser des questions parfois…

RLM : C’est David qui nous emmène vers des endroits où l’on ne serait pas forcément allés. Pour la musique de Des Couteaux dans les Poules, qui est une pièce de 16 minutes, jamais j’aurais fait un morceau comme ça… Y’a quasiment pas de batterie. Normalement j’en fais toujours partout. C’est grâce à lui si on a rencontré le quatuor Debussy, et si le morceau a été réadapté ensuite en version classique. Je suis toujours un peu à gueuler au début et puis finalement…

LS : T’avances quoi, t’avances sur de nouvelles rencontres.

RLM : De toute façon, c’est son talent à David, il est toujours un peu chiant au boulot, très exigeant… mais son talent c’est de faire se rencontrer des personnes.

LS : C’est un rencontreur ! Le théâtre de David, tout en utilisant des classiques, on va dire, je parlais du côté poussiéreux et un peu monarchique quelque part, lui c’est tout le contraire. Il y a aussi dans sa façon de travailler, un enthousiasme qui devient très très vite collectif. Il y a une association de personnes dans son travail entre les techniciens (la vidéo, la lumière), le son, les comédiens et les musiciens plus la mise en scène. Je n’ai jamais travaillé de cette manière là c’est à dire que chaque chose a sa place… C’est une sorte de machine.

RLM : Tout le monde est obligé de s’écouter. Y’a pas les stéréotypes du théâtre où les techniciens ne vont par exemple jamais manger à la même table que les comédiens, les comédiens qui n’arrivent que lorsque le plateau est prêt. On est tous ensemble, y’a pas de snobisme. Ce qui est très intéressant, c’est que les comédiens ont conscience de la technique.

Thomas, tu as invité Franck a travailler différemment, par rapport aux samples notamment.

TP : Oui, en gros presque tout était enregistré pour le disque justement et pour avoir un côté plus musical j’ai proposé à Franck de réenregistrer ce qu’il avait fait… (rires)

LS : Au boulot ! Au boulot !

TP : Mais surtout qu’on le fasse en live au maximum c’est-à-dire que l’on partait de ce qu’il avait fait chez lui, et un ou deux trucs qu’on avait fait avec Laetitia de notre côté. On mettait tout ça à plat et par contre on essayait de tout rejouer à trois au maximum dans la même pièce en même temps pour avoir un côté un peu plus fun et plus vivant aussi. Franck travaille beaucoup avec des batteries programmées depuis longtemps et là je lui ai aussi proposé d’essayer un autre son et de lui faire jouer les batteries sur le disque. C’était super cool.

LS : Quel talent !

RLM : C’est ça qui est marrant. Je fais plus de la musique électronique sur disque où tout est vraiment découpé où je vais agencer chaque son. C’est l’humain qui est derrière la machine mais c’est les machines qui jouent tout et là ce qui était hyper intéressant, c’est vraiment la première fois que je fais un disque où c’est de l’humain qui est derrière. C’est comme les petits défauts, moi j’appelle ça des défauts, Thomas appelle ça des qualités…

TP : Le côté humain, le fait de ne pas rentrer une bonne boucle de basses par exemple pour commencer un morceau et après de la coller avec des petits carrés sur un ordi. Même si c’est toujours la même boucle qui est jouée, de la vivre, c’est faire vivre le morceau jusqu’au bout. C’est bien de le faire tout seul, mais encore mieux à deux, à trois, à quatre… Plus tu ajoutes d’éléments ensemble qui jouent la même chose, plus le résultat est cool sur un disque même si ça peut être fait avec un « soft », un ordi.

Robert, ça t’ouvre de nouvelles perspectives… ?

RLM : Dans l’absolu c’est ce que j’aimerais tout le temps faire… J’en étais venu aux machines parce que j’en avais marre d’attendre les autres. Quand j’avais 18/20 piges, tout le monde n’avait pas forcément envie d’avoir le même rapport à la musique, j’avais vraiment envie de faire des morceaux, d’en faire mon métier. Puis, j’ai découvert le sampler : plus de comptes à rendre à personne, j’ai fait mon truc. Et là c’est super cool de rencontrer des gens dont c’est le métier et que l’on ai pu prendre le temps de jouer ensemble.

LS : C’est une question d’engagement artistique, de fidélité.

TP : De challenge… On a fait le disque en très peu de temps au final. Deux semaines en tout.

C’est d’abord faire cette musique par plaisir ?

RLM : Je suis hyper fier de ce qu’on a fait. Après c’est pas de la fierté mal placée, c’est juste que je suis fier. (Rires)

LS : Moi aussi ! On a joué ça dans des conditions super simples, à domicile, entre potes à boire du café. Avec le nez dedans, on prend du temps mais c’est aussi beaucoup de plaisir, des rigolades… D’être sur un terrain, une architecture musicale qui n’est pas dégeu et en plus avec des textes pour le théâtre, pour des gens dont on sait qu’ils vont bien faire les choses. Personnellement, là où la fierté déborde un peu plus c’est d’avoir vu le spectacle et d’avoir eu des frissons et de me dire : Putain ! Je fais partie de ce projet là quoi ! Parce que le projet est vraiment de qualité. J’ai aimé participer à ce théâtre là qui est un théâtre populaire là où devrait se situer le théâtre. C’est accessible, ça rassemble des gens, c’est divertissant. C’est voué à ce que les gens se rassemblent, de n’importe quelle couche sociale, et s’éclatent. Je veux pas balancer mais, franchement, la dernière demie-heure du spectacle, c’est juste magnifique. Quand on entend une salle réagir de cette manière là en se marrant, y’a un truc qui se passe vraiment et du coup, la place de la musique, finalement elle fait partie d’un tout avec le texte, la mise en scène… On se dit punaise… Ca c’est fort de Roquefort !

La Compagnie l’Unijambiste vient tout juste de reprendre sa tournée du Songe d’une Nuit d’Eté… Les prochaines dates de la tournée sont ici. A ce jour, plus de 13 000 personnes ont assisté au spectacle.

VIDEO : GRIZZLY BEAR – YET AGAIN

Dernière vidéo en date pour Grizzly Bear après la sortie de leur album Shields le 17 septembre. J’aime ce groupe, j’aime le morceau, j’aime le clip. Une patineuse maladroite et visiblement frustrée qui pète un cable à l’image de cette ballade qui finit par un bruyant jaillissement de guitares.

Réalisé par une certaine Emily Kai Bock (la vidéo de Oblivion de Grimes, c’est elle) à Toronto et produit par The Creators Project en partenariat avec Warp.

Grizzly Bear seront en concert au mois novembre lors du Pitchfork Music Festival.

 

LA LISTE A JOUER #1 // MANSFIELD.TYA

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Petit cadeau de rentrée pour Le Motel Blog et ses followers. Le duo Mansfield.TYA a sélectionné quelques morceaux pour la première liste à jouer du blog. Au programme, des titres d’artistes ayant remixé le dernier album des nantaises pour le projet ReNyx (cf. l’interview des Mansfield sur Le Motel ici).

La Nyx-tape est commentée par Julia :

– Sieur et Dame – Cry In My Head // « La castafiore et le gitan, le palefrenier et la poupée, le marin et la russe. Ils sont tout ça à la fois. Emouvants. Leur projet est complètement improbable, à voir absolument » ;

– Shannon Wright – I started a Joke // « dans une autre reprise. Je l’écouterai dans la voiture » ;

– Françoiz Breut – 20 à 30 000 jours // « C’est sûr, pour bien faire c’est trop court n’avoir devant soi que vingt à trente mille jours » ;

– Unison // « J’adore tous leurs remixs. Witch house » ;

– Scratch Massive // « Dernier album superbe, dark. Et le morceau avec Jimmy Sommerville est incroyable » ;

– Etienne Bonhomme // « Il fait de la sic de films, de théâtre, de scène, … C’est toujours touchant. Il joue souvent avec nous. »

Les Mansfield joueront le 22/09 au Bordeaux Rock / Late Summer Festival et le 17/10 au Chabada d’Angers.

Le 11/10 : projection de Nyx. Sommes-nous les enfants de la nuit ? de ThomR au cinéma Les 400 Coups d’Angers suivie d’une rencontre avec le réalisateur et Mansfield.TYA.

Carla participera le 1er novembre à la création Figures Imposées #1 au Minotaure de Vendôme aux côtés de Laetitia Sheriff, Michel Cloup, Thomas Poli, Cyril Bilbeaud, … dans le cadre du festival Rockomotives. Plus d’infos ici.